J’ai assisté pour vous – Le Conseil Communautaire Seine Défense du 10 octobre 2014

Le 10 octobre 2014 avait lieu le conseil communautaire de la communauté d’agglomération Seine Défense (CASD pour les intimes). Surtout, il s’agissait de la première apparition en public de son président, Eric Césari, mis en examen quelques jours plus tôt dans l’affaire Bygmalion et dont l’opposition avait demandé la démission. On pouvait donc s’attendre à une ambiance de franche camaraderie. J’y étais, récit sur ce blog !

Souriez, vous êtes filmés !

Avant de revenir sur le fond des débats, quelques éléments de contexte s’imposent à la compréhension du lecteur qui n’était pas dans la salle. Précisons d’abord la fourberie de l’organisation qui avait fait débuter le conseil à 20h30 contre 20h pour les conseils municipaux. Nous étions donc quelques uns à n’avoir pas compris l’horaire et à attendre bêtement devant la grille fermée au lieu de manger tranquillement devant TF1.

Vient ensuite le grand sujet des caméras. En effet, la CASD regroupe le nombre impressionnant de 2 communes. A Courbevoie, les conseils municipaux sont filmés depuis le début de l’année par l’opposition sans que cela n’ait créé de situation particulière. A Puteaux en revanche, le fait de filmer les séances du conseil municipal a donné lieu à quelques épisodes rocambolesques. Pour la CASD, ce sera donc un intermédiaire : des emplacement particuliers ont été définis au sol, avec forts détails précis sur leur emplacement tels que l’écart entre les caméras et le mur. En tout cas, le conseil pourra bien être filmé (heureusement pour Christophe Grébert qui semble se rêver en reporter BFM TV), et cette fois-ci la petite caméra de l’opposition semblera bien timide face aux 4 ou 5 caméras de la télé présentes dans la salle pour filmer la séance. Toute la France pourra donc enfin savoir dans quelles conditions difficiles se réunit le conseil municipal de Courbevoie, dans un bunker des années 70 devant une fresque qui à mon avis représente la savane vu par un épileptique parisien aveugle. On espère maintenant que Valérie Damidot sera tombée devant et lancera d’urgence une nouvelle émission : Décore mon conseil municipal !

Ce sera donc le grand show ce soir, et tous les protagonistes se sont mis sur le 31 pour un conseil communautaire qui n’aura jamais été autant suivi !

Public Enemy

Ceci nous emmène au public. Depuis le 1er conseil municipal, jamais autant de monde ne s’était intéressé au débat. Des chaises pliantes durent même être ajoutées pour contenir la foule. Commençons par un mystère : ceux qui lisent l’article depuis le début se souviendront que j’étais bêtement posté devant l’entrée bien avant l’ouverture des grilles. A l’ouverture, je fus donc parmi les premiers à me ruer dans la salle pour avoir les meilleurs places, comme pour tout concert de rock qui se respecte. Et là surprise ! Plusieurs personnes étaient déjà dans la salle, trustant les premières places. Mais par où sont-elles rentrées ? Y aurait-il des passages secrets pour atteindre le bunker souterrain ? J’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé.

La salle était donc comble. Etait-ce des citoyens avides d’information? Il a suffit d’entendre les vigoureux applaudissements à l’entrée d’Eric Césari pour comprendre que non. A son entrée, il ne manquait plus que la ola et la musique de Rocky pour que tout soit parfait. Et la suite fut à l’avenant. J’avais donc le sentiment de m’être retrouvé au milieu d’un match PSG / OM. A ma gauche (ça ne s’invente pas!), 90% de la salle remplie par le fan club d’Eric Césari (il joue à domicile), à ma droite, 10% de la salle d’opposants un peu écrasés. Et entre les deux, moi tout seul. Curieuse impression. Malheureusement pour le Fan Club, aucun poster d’Eric n’était en vente à l’entrée. Quel manque d’organisation ! Et malheureusement pour moi, le fan club était aussi respectueux des débats que des hooligans du PSG. Ainsi, chaque phrase bien sentie de leur champion était ponctuée d’applaudissements, et chaque intervention de l’opposition sévèrement huée. On se rappelle pourtant que lors d’un des premiers conseils municipaux, Jacques Kossowski avait sévèrement réprimandé le public qui devait rester silencieux pendant les débats. Il menaça même de faire évacuer la salle. Rien de tel lors du conseil communautaire où Eric Césari fit le minimum syndical pour calmer ses supporters. Pas toujours facile donc de suivre les débats. Mais l’essentiel était sans doute que les caméras présentes sachent qu’il existe au moins 50 personnes en France prête à sacrifier leur vendredi soir pour venir soutenir leur idole. Enfin, leur vendredi soir mais pas trop quand même. Ainsi, 1h après le début des débats, un bon quart de la salle s’était vidé. Venir pour applaudir le champion quand il entre, passe encore, mais écouter un débat faut pas pousser. Les rangs se sont donc clairsemés au cours de la soirée.

Enfin, si le public était nombreux, on ne peut pas en dire autant des conseillers. En même temps, quelle idée aussi d’organiser un conseil communautaire le vendredi soir, juste le moment où ils partent en week-end en Normandie ! Beaucoup de procurations donc, même parmi les adjoints dont les rémunérations font justement débat.

Que fait la CASD ?

L’ordre du jour était assez court. De manière non exhaustive, il s’agissait de valider le précédent conseil, de valider le règlement intérieur, de valider le rapport d’activité, de valider des subventions à Courbevoie et Puteaux, de valider la création d’un ènieme organisme de lutte contre la délinquance, et de dire à l’Etat que c’est pas gentil de donner moins de sous à la CASD. Chaque étape fut un prétexte pour l’opposition pour ressortir tous les griefs envers la communauté d’agglomération. Ce fut aussi l’occasion de revoir tout ce que faisait l’agglo. Commençons donc par cela avant de revenir aux critiques de l’opposition. J’avais déjà dans un précédent article essayé de trouver à quoi pouvait bien servir cette agglomération.

Les différents points évoqués à l’ordre du jour permirent d’y revenir. Pour rappel donc, ce que fait la CASD :

  • Un plan vélo qui devrait permettre un jour de réussir à passer en vélo de Courbevoie à Puteaux en gardant une espérance de survie supérieure à 50%. Dans ce cadre, des études doivent commencer en partenariat avec Defacto qui gère La Défense pour passer en piste cyclable une partie de la départementale qui passe sous la défense.
  • La promotion du tourisme, notamment sur le site de La Défense, en partenariat avec Defacto.
  • Lutter contre la délinquance sur l’agglomération par la création d’un comité de liaison des comités de liaison. Comme il y avait un CLSPD à Courbevoie et à Puteaux (ça ne s’invente pas !), comme il y en avait un sur la défense, la CASD à décider de créer aussi le sien mais qui s’appellera CISPD (plus classe). Et là, tout de suite, le Courbevoisien et le Putéoliens pourront dormir sur leurs deux oreilles, 4 comités de sécurité veillent sur eux !
  • Organiser un colloque sur les villes mondes en 2013.
Et voilà, en cherchant au maximum, ce que l’on peut trouver sur les activités de la CASD.
Point cocasse de la soirée : un élu d’opposition, Mr Di Pietro, a demandé à Eric Césari comment faire pour contacter un adjoint afin de discuter d’un dossier. Réponse : allez sur le site, il y a un email ‘contact’, écrivez là, on fera suivre. Bon, il aurait pu sembler normal quand même que les élus aient accès aux coordonnées des adjoints, mais passons. Le plus cocasse dans tout cela : le site de la CASD n’existe tout simplement pas ! Bon courage donc à Mr Di Pietro pour trouver le contact…

Règlement de compte à OK Corral

Bon je vous fais languir mais on était tous venus pour ça quand même : le remake de Rocky IV, version communautaire. Et la foire d’empoigne eut bien lieu. L’opposition semblait avoir clairement décidé de profiter des caméras pour soulever à nouveaux toutes les critiques faites à l’encontre de la CASD, des plus petites aux plus grosses, qu’elles soient ou non à l’ordre du jour. D’où des débats assez fouillis où le but était sans doute de trouver la petite phrase qui serait reprise par les télés. Ceci explique sans doute le bruit fait par le fan-club d’Eric Césari qui empêchait (volontairement?) les caméras de saisir les discours de l’opposition.

Côté opposition, la technique semblait être celle du supplice chinois : menée par les duettistes Jean-André Lasserre (opposant PS à Courbevoie) et Christophe Grébert (opposant Modem à Puteaux), l’opposition n’a eu de cesse de chercher à harceler Eric Césari, probablement dans le but de lui faire perdre son calme face aux caméras. Peine perdue sur ce sujet : quoi que l’on pense du fond, la forme des réponses fut globalement sérieuse, et Eric Césari a su gérer plutôt habilement les critiques en gardant son calme et en répondant plutôt efficacement.

Sur le fond, voici les critiques qui furent apportées au cours du débat

Eric Césari devrait démissionner : d’entrée de jeu, Jean-André Lasserre a donc attaqué Eric Césari en demandant simplement sa démission, comme il l’avait déjà fait par communiqué de presse. Réponse de l’intéressé : hors sujet (vidéo). Je ne sais pas si Jean-André s’attendait à ce que Eric Césari  lui réponde « ben oui, c’est vrai, maintenant que j’y pense, vous avez raison. Allez, salut ! », mais ça n’a pas marché. Notons que Jean-André est grand seigneur, s’il demande à Eric Césari de démissionner, c’est pour son bien, pour qu’il puisse se défendre bien sûr ! Il ne le fera pas, ne faisant ainsi que suivre les habitudes de la classe politique comme avant lui Thomas Thevenoud ou Jérôme Lavrilleux par exemple. En plus, être mis en examen ne semble pas du tout gêner les Français. N’oublions pas que Jean-Noël Guerini a été élu sénateur à Marseille il y a quelques jours…

Pas de réunion depuis 5 mois : Autre attaque, portée cette fois par Christophe Grébert. Le conseil communautaire ne s’est pas réuni depuis 5 mois, alors qu’il doit le faire tous les trimestres. Et Mr Grébert de s’engager dans une curieuse explication du trimestre calendaire ou du trimestre glissant aboutissant à la conclusion… que la la loi était bien respectée ! Bon, ben dossier suivant ! (et prochaine réunion normalement le 4 décembre)

14 adjoints, 490 000 euros annuels d’indemnités : c’est sans doute l’angle d’attaque préféré de l’opposition. La communauté d’agglomération CASD compte depuis les dernières élections 14 adjoints, qui se répartiraient 490 000 euros d’indemnités annuelles. Ce montant est d’autant plus spectaculaire qu’à côté de cela, hors reversement aux communes, le budget de la CASD serait de seulement 900 000 euros. Pour mieux comprendre la logique du nombre d’adjoints, j’ai été voir ce qui se faisait dans les autres communautés d’agglomération du 92. Attention cependant, certaines ne semblent pas mises à jour depuis les élections (bravo!) et les chiffres ont donc pu changer :

  • Mont Valérien, 14 adjoints
  • Coeur de Seine, 9 adjoints,
  • Grand Paris Seine Ouest, 8 adjoints,
  • Haut de Bièvre, 6 adjoints
1er constat, on peut gérer un grand territoire comme Grand Paris Seine Ouest (9 communes contre 2 pour Seine Défense) avec seulement 8 adjoints. Avec 14 adjoints, la CASD se place dans les communautés d’agglomération les plus dépensières, et donc on pourrait imaginer dans celles qui en font le plus. Ce n’est malheureusement pas (encore ?) le cas dans les faits. Pour rappel, il y avait 6 adjoints à la CASD lors de la précédente mandature.
Christophe Grébert pointe aussi les curieuses délégations des adjoints dont il n’est pas facile de comprendre les différences :
  • Un adjoint à la mobilité et un autre aux transports
  • Un adjoint à la stratégie numérique et un à la communication
  • Un adjoint au tourisme et un à l’animation culturelle
Peu de réponses seront apportées par Eric Césari à ces accusations, celui-ci considérant que ces sujets avaient déjà été traités lors des précédents conseils (mais je n’y étais pas, donc je ne sais pas la réponse qui fut donnée)
Concernant les indemnités des élus, l’opposition annonce le chiffre éloquent de 490 000 euros annuels d’indemnités pour le président et les 14 vices-présidents. Cependant, si on se réfère au compte-rendu du conseil communautaire du 13 mai, la somme des indemnités atteint le chiffre de 293 000 euros annuels, pour un maximum légal autorisé de 337 000 euros, soit 87,1% du maximum légal. Ainsi, Eric Césari en tant que Président de la communauté d’agglomération touche une indemnité mensuelle de 4181 euros, et les 14 adjoints une indemnité mensuelle de 1400 euros. Bien qu’inférieure à ce qu’annonce l’opposition, la somme reste conséquente pour une collectivité encore peu active.

La CASD est une coquille vide : en lien avec le point précédent, Christophe Grébert reproche à la communauté d’agglomération Seine Défense d’être une coquille vide. A cela, il fut notamment répondu que la CASD est une jeune communauté d’agglomération puisqu’elle date de 2011 seulement. Ses actions seraient donc amenées à s’agrandir au fil du temps. Pour le moment en tout cas, difficile d’être enthousiaste sur les actions de cette communauté d’agglomération. Est-ce que l’augmentation du nombre d’adjoints préfigure une activité croissante de l’agglomération ? A suivre dans les mois à venir.

Le périmètre de la communauté d’agglomération : enfin, nous avons senti au début des débats un immense regret des élus de l’opposition de Courbevoie qui semblaient tous rêver d’habiter à Nanterre. Il fut donc plusieurs fois reproché à la CASD de ne pas s’être rapprochée de Nanterre dans la logique de la Défense. Rappelons que Nanterre s’est regroupé avec Suresnes et Rueil-Malmaison pour créer la communauté d’agglomération du Mont Valérien. La réponse apportée fut que personne n’avait empêché Nanterre de rejoindre Seine-Défense, mais que la ville ne l’ayant pas souhaité, la communauté d’agglomération n’était pas responsable.

Au déla de ces grands sujets, l’opposition a aussi semble-t-il joué à qui trouvera le plus de questions pour énerver Eric Césari. Il y eut donc aussi tout un florilège de questions de peu d’importance et sans enjeu, qui semblait surtout être là pour énerver le président. Ainsi, il lui fut reproché d’avoir mis dans le rapport de la communauté d’agglomération Seine Défense une photo de La Défense comprenant une partie de Nanterre. En voilà une faute grave !

Le plus notable dans les débats reste cette capacité remarquablement partagée entre la majorité et l’opposition d’apporter de la polémique dans toutes les interventions, même les plus anodines. Petit exercice pour vous entrainer chez vous à devenir homme politique

  • « Chérie, tu peux me passer le pain » devient : « Chérie, toi qui n’a rien fait de la matinée, peux-tu me passer le pain, ou est-ce un effort insurmontable pour toi ? Et tu pourrais m’écouter quand je parle au lieu de téléphoner à ta mère. »
  • « Bonjour, vous pouvez m’indiquer où est la rue de l’alma ? » devient « Bonjour, vous qui avez une tête de délinquant multirécidiviste, vous devez savoir où est la rue de l’Alma, enfin, si vous savez parler ? » 
  • « Michel, où en est le dossier Montluçon » devient « Michel, je me doute que vous avez du être très occupé par vos vacances pendant ces 5 mois, mais vous devriez quand même pouvoir me dire où en est le dossier Montluçon pour lequel je rappelle que vous touchez des tickets restaurants tous les jours alors que je vous ai vu manger à la cantine. »
Et ainsi de suite, n’hésitez pas à en inventer d’autres pour vous entrainer ! Vous constaterez néanmoins qu’adopter le langage politique n’aide pas toujours à obtenir des réponses. Par contre, quand le but est de se taper dessus, ça marche remarquablement bien.
Pour terminer sur ce thème, petit hommage personnel à un membre de l’opposition de Puteaux, Antoine Di Pietro, adhérent UDI, qui, tout seul dans son coin, a réussi à poser des questions d’opposition de manière posée et courtoise, amenant ainsi des débats plus apaisés. Je ne sais pas si c’est plus efficace, mais ça fait parfois du bien.
 

Fururoscope

Allez, le meilleur pour la fin ! En effet, au delà de ces débats intéressants mais déjà connus, se posait la question de l’avenir de la communauté d’agglomération Seine Défense dans le cadre du Grand Paris. 

En effet, celle-ci représente environ 150 000 habitants, le Grand Paris impose au 1er janvier 2016 que le territoire soit organisé en communautés d’agglomération dépassant les 300 000 habitants sur un territoire d’un seul tenant. Par ailleurs, toutes les communes incluses dans le Grand Paris (petite couronne) devront faire partie de l’une ou l’autre des communautés d’agglomérations de plus de 300 000 habitants. Neuilly, Levallois et Clichy qui restaient en dehors jusqu’à présent devront faire un choix. Les communes limitrophes (Argenteuil par exemple) pourront faire partie du Grand Paris si elles le souhaitent.

Une certitude donc, la communauté d’agglomération va s’agrandir, et les enjeux politiques sont d’importance. Une récente brève du Parisien présentait les choses ainsi :

La question fut donc posée de savoir comment allait évoluer la communauté d’agglomération. Eric Césari n’a ni confirmé, ni infirmé la news du Parisien. Il a en revanche confirmé que sa vision de l’évolution de l’agglomération serait orientée vers la boucle de la Seine, à savoir Colombes, La Garenne-Colombes et pourquoi pas jusqu’à Gennevilliers. Il n’envisage pas pour le moment d’association du côté de Nanterre ou Suresnes, les jugeant moins adaptées aux besoins des habitants.

Concernant Argenteuil (et sa dette très importante), Eric Césari a indiqué que cela n’était pas possible dans l’immédiat car il faudrait d’abord qu’Argenteuil quitte sa communauté d’agglomération Argenteuil – Bezons, et qu’elle ait une frontière commune avec Seine-Défense (comme Colombes par exemple). Concernant la dette, il serait possible apparemment qu’Argenteuil rejoigne une communauté d’agglomération sans que la dette soit transférée.

Ainsi, si rien n’est encore sûr et si le cas d’Argenteuil risque de faire débat, il semble fort probable que Seine-Défense soit amené à s’étendre du côté de la boucle de Seine, vers Colombes, La Garennes-Colombes, Villeuve-la-Garennes, Asnières et Gennevilliers.

Pour ceux que le sujet intéresse, quelques extrapolations intéressantes ici.

Concernant cette extension de la CASD, Antoine Di Pietro a demandé au président que soit organisé un référendum pour poser la question aux habitants de savoir s’ils voulaient avoir comme copains plutôt Nanterre et Suresnes ou Gennevilliers et Colombes. Réponse d’Eric Césari, les électeurs ont déjà tranché en nous élisant sur notre programme. Bon, sur le papier je suis d’accord avec lui, c’est bien à ça que serve les élections. Déjà que la moitié des électeurs préfèrent Vivement Dimanche à l’élection, il manquerait plus qu’on nous pose de nouvelles questions tous les jours. Sauf que le programme en question (et je l’ai bien étudié) n’a jamais mentionné une quelconque orientation pour la CASD… pour la bonne raison qu’il n’en parlait pas du tout ! C’était même le sujet oublié de la campagne, tant les citoyens s’y intéressent peu. Pas certain donc que les électeurs aient voté pour M. Kossowksi en se disant « Chouette, avec lui, on sera bientôt copain avec Gennevilliers !

Conclusion

Au bilan, un conseil communautaire agité, qui a permis de balayer à nouveau tous les sujets polémiques. A minima, il semble clair en tout cas que les économies nécessaires sur les dépenses publiques ne semblent pas concerner les élus locaux. L’empilement des compétences continue d’être la règle, et le coût croissant de la communauté d’agglomération n’a pas encore prouvé son utilité.

Sur la forme enfin, les échanges virulents entre majorité et opposition sont remarquablement théâtraux et passent peut-être bien à la télévision. Au delà des postures, font-ils avancer le débat et grandir la démocratie ? A chacun d’en juger…

2 pensées sur “J’ai assisté pour vous – Le Conseil Communautaire Seine Défense du 10 octobre 2014

  • 12 octobre 2014 à 23 h 52 min
    Lien Permanent

    Bravo pour ce travail. Ça m’évitera d’en faire un. Un petit regret : vous ne parlez de notre proposition de référendum. Proposer aux habitants de choisir les villes avec lesquelles nous construirons notre futur territoire, me paraissait intéressant.
    En vous relisant mon égo vient d’en prendre un coup. Je suis passé du statut d’élu bénévole à celui d’adhérent. C’est une dure réalité. Je paye pour conseiller alors que mes collègues nous conseillent de les payer.
    Cordialement
    Antoine Di Pietro

    Répondre
    • 13 octobre 2014 à 8 h 24 min
      Lien Permanent

      Bonjour, vous avez raison j’avais omis de parler du sujet référendum qui méritait d’être relevé. C’est corrigé (un peu de fatigue de ma part en arrivant à la fin de l’article!) Concernant votre statut, j’avoue que j’y perd dans les subtilités de l’UDI, en tout cas n’y voyez aucune offense !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *