Départementales Courbevoie 1 – Interview de Maria Cotora et Jean-Philippe Elie

Les 22 et 29 mars 2015 auront lieu les élections départementales 2015. Sur le canton Courbevoie 1, cinq listes s’affrontent. Après l’interview de Marie-Pierre Limoge et Daniel Courtes (UMP / UDI), c’est au tour de Maria Cotora (PS) et Jean-Philippe Elie (Modem) de répondre à mes questions. Interview exclusive sur le blog ! 

 


1/ Mais qui êtes-vous ?

Depuis que j’habite à Courbevoie, à toutes les élections, c’est Jean-André Lasserre qui est le candidat de l’opposition. Du coup, la majorité des électeurs ne vous connaissent pas. Qui êtes vous ?

Maria Cotora : En effet, il est normal que les électeurs ne nous connaissent pas encore, c’est d’ailleurs pour ça que nous avions fait une assez longue présentation dans notre premier tract. J’ai 28 ans et je suis née à Courbevoie où j’ai vécu la plus grande partie de ma vie. J’ai fait des études à Sciences Po Paris qui m’ont amenée à partir un temps pour Bruxelles au parlement européen. Pendant mes études, j’ai aussi habité Paris, avant de revenir à Courbevoie où le loyer était plus abordable et où j’ai toute ma famille. Après mes études, j’ai travaillé un an en tant que chargée de développement stratégique dans une université, l’UPEC Créteil. Actuellement, je suis chargée de communication au Parti Socialiste, même si je ne compte pas faire ma carrière au PS. Je souhaite rapidement aller travailler dans le privé.

Mon engagement politique est assez ancien. J’ai pendant mes études été syndicaliste à l’UNEF. Je ne pensais pas forcément m’engager en politique à Courbevoie, mais j’ai rejoint la liste d’opposition PS-EELV-Modem un an environ avant le début de la campagne municipale. J’ai été séduite par ce groupe trans-partisan et par la possibilité de porter des projets et les combats quotidiens des habitants. A titre personnel, je porte un intérêt particulier au sujet de l’éducation.

Jean-Philippe Elie : je me suis installé à Courbevoie en 2000, pour des raisons professionnelles. J’ai habité dans trois quartiers différents, à Bécon, puis au Faubourg de l’Arche et maintenant dans Coeur de Ville. Je suis encarté depuis 2002, d’abord à l’UDF puis au Modem lors de sa création en 2007. Actuellement, je dirige une entreprise qui édite un magazine sur l’éducation. Avant la politique, j’ai milité à la CFDT pendant 10 ans.

J’ai vécu ma première élection à Courbevoie lors des dernières municipales où j’ai été élu conseiller municipal d’opposition sur la liste de Jean-André Lasserre. En tant qu’élu, je siège notamment aux conseils d’administration du CCAS et du VAL. Avec ces engagements, les habitants commencent à me connaître. À titre personnel, je m’intéresse aux nouvelles technologies, aux questions de défense et de politique internationale ainsi qu’à l’éducation. Je pense d’ailleurs que ce dernier sujet va être primordial dans les années à venir ; l’école publique républicaine est en effet menacée d’une part par le communautarisme, d’autre part par une attitude de plus en plus consumériste de ses usagers.

Dans votre dernier tract, vous mettez en avant le fait d’être trois candidats sans mandat électif. Considérez-vous donc l’absence d’expérience comme une force ?

Jean-Philippe Elie : Il y a quelques jours, un député UMP se plaignait du faible niveau des candidats aux départementales. Mais que cela signifie-t-il ? Qu’il faudrait posséder un diplôme particulier pour être élu ? Qu’un ouvrier ou un retraité ne feraient pas de bons élus ? Les candidats de notre liste ont tous des parcours différents, mais avec pour point commun un ancrage dans la vie active et/ou associative.

Maria Cotora : Je pense que c’est la manière dont un élu exerce son mandat qui définit sa qualité, plus que l’ancienneté de son expérience d’élu. Certains professionnels de la politique peuvent finir par être éloignés du réel, ne plus percevoir les problèmes quotidiens des habitants, et ne plus s’en préoccuper. Cela contribue certainement au rejet de l’action politique, perçue comme inutile ou inefficace. Je crois que ce qu’attendent les électeurs ce sont des élus qui prennent en compte les attentes des habitants et agissent pour y répondre, Par ailleurs, ne pas avoir de mandat ne signifie pas que nous ne sommes pas préparés. Nous l’avons montré au conseil municipal de Courbevoie où les conseillers municipaux d’opposition maîtrisaient techniquement les dossiers, face à des adjoints au maire qui parfois cherchaient leurs notes. Pour travailler les dossiers, nous n’avons pas le support des équipes de la mairie, mais il y a d’autres formes d’expérience que le mandat d’élu qui permettent de comprendre les enjeux d’un dossier: les expériences associatives, syndicales, professionnelles et…de simple habitant !

Jean-Philippe Elie : Il ne faut pas oublier qu’avant d’être mandatés par les électeurs, les élus démarrent de zéro ! C’est un peu comme les jeunes qui ne trouvent pas de travail parce qu’ils n’ont pas assez d’expérience aux yeux des recruteurs… Il faut avoir le courage de renouveler la classe politique, pour éviter l’immobilisme et un trop grand conformisme. Bien évidemment qu’il est impossible d’être immédiatement compétent sur tous les sujets ! Mais nous travaillons quotidiennement en ce sens et nous pouvons compter sur de nombreux soutiens pour nous aider. Ce qui est important, ce sont les valeurs démocratiques que nous portons, l’éthique. Les habitants financent les collectivités avec leurs impôts, il est normal de leur donner en retour de la transparence, de les écouter même si nous ne pouvons pas dire « oui » à tout.

Jean-Philippe Elie, le Modem est très rarement associé au PS lors de ces élections départementales. Vous faites donc partie des exceptions. Cela signifie-t-il que pour vous la majorité UMP serait une des pires de France ?

Jean-Philippe Elie : Pour ces élections départementales, le mot d’ordre du MoDem est « aucun accord avec le PS », pour diverses raisons essentiellement nationales. En toute logique, le MoDem devait s’allier à l’UDI dans le cadre de l’Alternative voulue par François Bayrou et Jean-Louis Borloo. Or, de l’aveu même de Jean-Christophe Lagarde, nouveau président de l’UDI, dans 85% des cantons l’UDI présente un binôme avec l’UMP et c’est d’ailleurs le cas sur Courbevoie.

Il convient toutefois de relativiser cette vision nationale des choses. Au niveau local, l’important est moins les idées politiques que le travail accompli. Je me suis associé à l’occasion des municipales à Jean-André Lasserre (PS) car j’estime qu’il est le plus compétent pour gérer les dossiers et les problématiques d’une ville comme Courbevoie. Le PS était donc un allié naturel pour moi. Et je constate d’ailleurs que, si le MoDem ne soutient pas officiellement les alliances avec la gauche, il n’a pas pour autant soutenu la droite locale.

De son côté, Europe Ecologie – Les Verts a choisi de présenté une liste indépendante. Pourquoi ne pas avoir proposé de liste commune ? Est-ce lié à la présence du Modem ?

Maria Cotora : Il est évident que nous aurions préféré partir ensemble sur cette campagne. Nos propositions sont proches, et nous sommes associés au conseil municipal et travaillons bien ensemble. Cependant, il s’agit d’une stratégie nationale pour EE-LV de prendre ses distances avec le PS, et de présenter des listes autonomes sauf exception. Ainsi sur Courbevoie 2 où Jean-André Lasserre est le sortant, il est associé à EE-LV pour la campagne. Il n’y a aucune animosité à Courbevoie entre nous et les verts car ce choix n’est pas lié à des enjeux locaux et encore moins à notre alliance avec le MoDem puisque nous faisions déjà liste commune aux municipales. D’ailleurs, l’alliance d’un côté avec EE-LV et de l’autre avec le MoDem reconstitue le groupe d’opposition que nous formons au niveau municipal.

Si vous êtes élus, qui soutiendrez-vous au poste de président du conseil général ?

Jean-Philippe Elie : On m’a déjà demandé dans quel groupe je siégerais si j’étais élu. Je serais bien évidemment dans le groupe de gauche. Cependant, cela ne veut pas dire être en opposition systématique avec la droite. Comme au conseil municipal, il y a des choses que l’on vote et d’autres non. Quant à soutenir un candidat à la Présidence du conseil départemental, attendons le résultat de l’élection…

Maria Cotora : Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Sur les marchés, les gens ne s’intéressent pas à ces calculs politiques. Il faut d’abord voir qui sera élu avant de parler de postes.

2/ Mais que proposez-vous ?

Imaginons que vous soyez élus à la fin du mois. Qu’est-ce qui change pour les électeurs ?

Jean-Philippe Elie : La première chose sera d’arrêter de gaspiller l’argent public avec des investissement comme la Fac Pasqua (Léonard de Vinci) qui a coûté 500M€ aux contribuables, la fibre optique qui a coûté 29M€ ou la cité de la musique de l’île Seguin qui va coûter 650M€.

Pourtant, un récent rapport de la cour régional des comptes relevait plutôt une gestion satisfaisante du département ?

Jean-Philippe Elie : Avec un budget de 2 milliards d’euros, heureusement que la gestion est bonne sinon, ce serait catastrophique. La situation est un peu la même qu’à Courbevoie. Les collectivités sont riches mais encore faut-il bien utiliser l’argent. À Courbevoie par exemple, le nouveau Centre Événementiel est sous-exploité alors qu’il a coûté très cher. Il faut revenir sur terre. Les priorités du terrain ne sont pas toujours celles de certains hommes politiques ; par exemple le Conseil général a investi 300 000 € dans l’achat de Bonsaïs, alors que dans le même temps il réduisait le soutien financier aux Espaces Santé Jeunes dont le coût était sensiblement le même.

Maria Cotora : Nous voulons mettre en avant des priorités différentes, loin du strass et paillettes actuels. Des investissements lourds sont nécessaires dans notre collectivité, et les propositions de l’actuelle majorité ne sont pas à la hauteur des besoins à venir. Ils sont trop déconnectés des réalités quotidiennes des gens.

Quelles sont les propositions phares de votre programme ?

Maria Cotora : Il y a d’abord l’aspect social et solidaire qui est une des premières missions du conseil départemental. Des investissements utiles peuvent être faits, comme dans des maisons de retraites publiques. Il n’en existe aucune à Courbevoie ! Avec les évolutions démographiques, le maintien à domicile est aussi un sujet important.

Il y a ensuite l’aide à la petite enfance. Ce qui me met en colère, c’est que les ressources existent, on n’est pas obligé de se limiter à de la petite gestion, on peut avoir de l’ambition. Il manque actuellement 20 000 places de crèche sur le département. Dans notre zone, nous n’avons pas encore de relais des assistantes maternelles (RAM) à Bécon.

Nous souhaitons aussi pouvoir mettre en place le RSA jeunes dès 2015 dans notre département et ainsi anticiper la généralisation de ce dispositif qui doit intervenir au niveau national d’ici 2017. Ce dispositif encore en cours d’expérimentation s’adresse aux jeunes entre 18 et 25 ans qui ne sont ni en emploi ni en formation en leur délivrant une aide financière en contrepartie d’un suivi. Cela doit permettre d’accompagner vers l’emploi des jeunes aujourd’hui exclus de tous les dispositifs.

Côté éducation, le conseil général a baissé son budget d’investissement dans les collèges de 20% ! Pourtant les besoins existent, notamment celui d’un 5e collège à Asnières et la rénovation d’Alfred de Vigny à Courbevoie. Enfin, la ville de Courbevoie prévoit de développer le quartier du Village Delage. Si de nouveaux habitants arrivent, le besoin d’un nouveau collège pourrait aussi se faire sentir. Ce sont des besoins qui ne sont pas assez anticipés par la majorité. Il est nécessaire de programmer les investissements sur plusieurs années, pas de gérer à la petite semaine.

Jean-Philippe Elie : prenons l’exemple du collège Alfred de Vigny à Courbevoie. Il faudra le reconstruire ou tout au moins le réhabiliter en profondeur. Où installer les collégiens pendant toute la durée des travaux ? À Asnières, la construction d’un cinquième collège devient indispensable. Ces projets nécessitent donc de l’anticipation et de la cohérence. Dans le cas contraire, nous risquons de nous retrouver dans le cas du collège Georges Pompidou de Courbevoie, dont la construction en urgence au moyen d’un Partenariat Public-Privé (PPP) a été épinglée par la Cour des comptes en raison de l’important surcoût de l’opération.

Vous proposez aussi la création d’un Velib 92. Quel est le principe ?

Maria Cotora : Concernant le Vélib, le contrat de la ville de Paris arrive en fin de vie en 2017. Nous souhaitons en profiter pour renégocier le contrat afin que les villes du 92 puissent en bénéficier, et pas seulement les communes limitrophes de Paris. A défaut, même si le contrat de Paris ne le permet pas, rien ne nous interdit de négocier un contrat en propre pour le 92. Et pour commencer, cela nécessite déjà de développer les pistes cyclables.

Jean-Philippe Elie : Il y a urgence à développer de nouveaux modes de transports pour compléter le réseau routier. Le train est saturé, les vélos manquent de place. La municipalité et le conseil général n’ont pas suffisamment anticipé les évolutions des modes de vie. Il manque une vision globale, un projet à long terme. Par exemple, rejoindre Puteaux en vélo en partant de Courbevoie relève du parcours d’obstacles.

Vous proposez aussi un funiculaire du bas Bécon. On skiera bientôt sur Bécon ?

Jean-Philippe Elie : Il s’agit d’un projet qui avait déjà été proposé par Jean-André Lasserre aux municipales. Il est nécessaire de désenclaver le Bas Bécon, car il est par exemple impossible de se rendre, avec une poussette ou en fauteuil roulant, de la rue Charcot au boulevard Saint-Denis via le passage de la Réunion. Il est pour l’instant obligatoire de faire un long détour par la rue de Bretagne… Ce qui pose au quotidien des problèmes aux familles, aux personnes en situation de handicap et aux seniors.

3/ Quelle est votre vision ?

Vous êtes candidats aux élections départementales. Êtes-vous pour ou contre la suppression des départements ?


Jean-Philippe Elie : en premier lieu, le département des Hauts-de-Seine existera a minima jusqu’en 2021. De fait, il faudra bien agir pendant les six prochaines années, puisque le département conservera ses prérogatives sur l’éducation et le social. Ce ne sera donc pas un département au rabais. Ensuite, les contours de la Métropole du Grand Paris, tant sur le plan des territoires que des prérogatives, ne sont pas encore définitivement fixés. Les choses peuvent encore bouger d’ici 2016, ce qui fait que le département demeure pour l’instant incontournable.

Maria Cotora : La Métropole du Grand Paris est nécessaire pour gérer en commun le territoire. Après, il faut garder un échelon de proximité. Aujourd’hui c’est le département, demain ce sera peut être le territoire. Mais quel sera le territoire ? Avec quelles compétences ?

Justement, quel projet défendez-vous pour la future inter-communalité de Courbevoie ?

Jean-Philippe Elie : Pour le territoire, il y a deux visions qui s’affrontent. D’un côté celle de Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Maire de Puteaux) et d’Eric Césari (Président de Seine-Défense) qui est une vision très politique consistant à unir uniquement des villes UMP sans cohérence de territoire. De notre côté, nous défendons un territoire de la Grande Défense non partisan, associant des villes comme Nanterre et Rueil-Malmaison.

Que pensez-vous du projet dit ‘de la boucle nord’ regroupant toutes les communes de Suresnes à Gennevilliers ?

Maria Cotora : Il s’agit là d’un bassin de population de 800 000 personnes qui est trop grand pour une inter-communalité. Nous serions les seuls de cette taille sur le territoire.

4/ La campagne

Combien coûte votre campagne départementale ?

Jean-Philippe Elie : Elle nous coûte un peu moins que le plafond remboursable par l’État (ndlr : 19 000€), soit environ 16000 euros. Elle est financée sans aucun prêt bancaire, grâce au soutien des militants et des sympathisants.

Le parti ne finance pas la campagne ?

Maria Cotora : Nous avons aussi un prêt du parti. Surtout, nous avons le soutien des militants et l’infrastructure du PS pour la logistique, les réseaux. Sur le programme, nous sommes aidés par les conseillers généraux PS sortants qui connaissent bien les sujets du département et les combats menés. Ils nous aident à construire le programme.

Jean-Philippe Elie : Pour moi qui suis extérieur au PS, celui-ci apparaît comme un parti très organisé. Il est très structuré en termes d’échanges, de logistique et de mobilisation des équipes. La prise en compte des besoins locaux est bien intégrée. Le MoDem gagnerait à s’en inspirer.

En tant que candidat au département, êtes-vous fan de HDS Mag ?

Jean-Philippe Elie : Je le lis, même si je suis actuellement très en retard dans mes lectures. Il est important que les habitants soient tenus informés de ce qui se passe dans leur département. Et HDS Mag participe à cette information.

Pour conclure, votre prévision sur les résultats des élections sur le canton Courbevoie 1 ?

Jean-Philippe Elie : Je ne ferai aucun pronostic, tout en rappelant que nous sommes dans une élection locale avec des acteurs politiques de terrain qui s’investissent au quotidien pour les habitants. Les Français ne doivent pas se tromper de scrutin.

Maria Cotora : La grande variable de l’élection sera l’abstention. Les électeurs ne doivent pas se tromper de colère. Ils peuvent trouver au niveau national des choses qui ne vont pas. Mais ce sont des élections locales où il faut regarder le bilan des élus sortants qui sont là depuis de nombreuses années.

Merci à Maria Cotora et Jean-Philippe Elie pour leur temps et leurs réponses. La suite sera dans les urnes les 22 et 29 mars…

3 pensées sur “Départementales Courbevoie 1 – Interview de Maria Cotora et Jean-Philippe Elie

  • 17 mars 2015 à 10 h 28 min
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    Je trouve ça très décevant de voir apparaitre la mention « stoppons le gaspillage public », avec comme justification que la fibre optique a couté 29M€..

    La fibre optique peut servir à tous les Courbevoisiens qui souhaitent l’accès au très haut débit, et vous voulez priver tous les Courbevoisiens de cela pour donner « des tablettes numériques aux collégiens afin de réduire le poids des cartables »..?

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    • 17 mars 2015 à 13 h 17 min
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      Bonjour,
      Sans juger à titre personnel de la proposition des candidats, il faut différencier au niveau de la Fibre Optique ce qui relève du département et des fonds privés. A titre personnel, j’ai la fibre chez moi mais via un opérateur privé tout à fait classique (ce qui n’a donc rien couté au département). La Fibre Optique qui à couté de l’argent au département est celle de THDSeine. Dans mon cas par exemple, elle n’est pas disponible chez moi. La question qui se pose est donc de savoir si l’investissement du département dans THDSeine en valait la peine, si elle a apporté la Fibre a des foyers qui ne l’aurait pas eu par des investissement privés classiques et le le coût était utile.
      Au final en tout cas, il semble que l’opération n’ait pas été un succès, le département étant maintenant en procédure de litige avec l’opérateur. Article intéressant sur le sujet
      En tout cas, le fait que le département n’investisse plus ne retirera pas l’accès haut débit à Courbevoie.

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      • 17 mars 2015 à 14 h 10 min
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        Merci d’avoir pris le temps de me répondre de façon détaillée. Je comprends alors mieux la mention de « fibre optique » dans l’interview.

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