Législatives à Courbevoie – Jean Spiri (LR)

A l’occasion des élections législatives 2017 pour la 3e circonscription des Hauts-de-Seine (qui comprend Courbevoie, Bois-Colombes et La Garenne-Colombes), je vous propose quelques interviews des candidats qui ont accepté de répondre à mes questions. Qui succèdera à Jacques Kossowski, député depuis 20 ans ? 

Troisième interview avec Jean Spiri, candidate LR pour la circonscription.

Pourquoi voulez-vous être notre député ? Pourquoi vous et pas un autre ? 

Pour agir. Agir pour réformer la France, agir sur des sujets qui me tiennent à cœur et sur lesquels j’ai des expertises (éducation, santé, numérique), agir en tenant compte des réalités concrètes, de terrain, agir aussi pour les dossiers spécifiques de notre circonscription (La Défense, commissariats,…), sur lesquels je pourrai travailler avec nos trois maires qui m’apportent leur soutien.

Parce que j’ai eu l’expérience des politiques nationales et du fonctionnement des institutions, que j’ai appris dans ma vie d’élu local combien il était nécessaire de consulter les acteurs de terrain, de revenir voir concrètement comment une mesure s’appliquait dans les faits. Le vote de la loi n’est que le début…

Parce que j’ai un double regard du public et du privé, de la société civile et de la politique, du local et du national.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la politique ? 

Ce qui m’a donné envie de faire de la politique à 20 ans, quand je me suis engagé dans un mouvement pro-européen, c’était l’impression de pouvoir se battre pour dessiner son propre avenir.

Ce qui m’a donné envie de faire de la politique locale, à 25 ans, c’est de pouvoir servir et agir. J’ai travaillé pour Xavier Bertrand qui avait coutume de dire : ce qu’on fait ici en ministère, 1/3 survivra, 1/3 se perdra dans l’administration, 1/3 sera défait par notre successeur ; en politique locale, quand on décide, on fait, et on voit ce que ça change directement dans la vie des habitants. J’ai eu envie de le faire dans la ville où j’ai toujours habité !

Et puis il y a l’impression d’être utile : quand je travaille avec les associations et les professionnels de terrain pour un Plan « Ile-de-France sans sida » d’ici 2030, c’est extrêmement motivant, cela donne du sens à l’engagement.

 

Si vous deviez définir Jean Spiri en 3 adjectifs ? 

Passionné, attentif, efficace (sérieux)

 

Quelles sont les 2 mesures de votre programme qui vous tiennent le plus à coeur ? 

La prise en compte des différentiels de coût de la vie, qui a un impact sur une multitude de sujets, depuis le recrutement de nos professeurs jusqu’aux tarifs en EHPAD pour nos seniors, en passant par l’installation des médecins, ou la garde d’enfants. J’y ai consacré un livre écrit avec d’autres élus il y a 5 ans, c’est un sujet sur lequel je veux faire bouger les lignes.

La meilleure prise en compte des questions de santé et de handicap dans la scolarité. Les troubles d’apprentissage ne sont pas détectés assez précocement, l’accompagnement de la scolarité des enfants en situation de handicap n’est pas suffisant, et se heurte encore à de nombreuses difficultés et incohérences, et la médecine scolaire n’a plus suffisamment de moyens et ne travaille pas assez avec les professionnels du territoire. Il ne s’agit pas toujours de nouveaux textes de loi, mais de voir concrètement les difficultés d’application de ceux qui existent, et comment y remédier. C’est aussi le rôle du député.

 

Pour qui avez-vous voté aux 2 tours de la présidentielle ?

François Fillon, car il portait des mesures nécessaires au redressement de notre pays, puis Emmanuel Macron, car je ne crois pas à une France qui se replie sur elle-même, mais au contraire à une France ouverte sur les autres et sur l’Europe.

Quel enseignement tirez-vous de cette élection présidentielle ? 

L’envie de renouveau, d’une nouvelle génération ; l’attente de l’action, et donc de la fin des blocages et oppositions stériles ; l’attrait pour des profils différents en politique, qui ont une expérience variée.

Votre prédécesseur, M. Kossowski a eu une présence inférieure à la moyenne des députés pendant sa mandature. Irez-vous à l’assemblée si vous êtes élu ? 

OUI. En commission comme en séance, mais je compte aussi consacrer beaucoup de temps aux missions de contrôle et d’évaluation, parfois moins visibles mais essentielles. Au Conseil régional, mon taux d’absentéisme était de 3% au premier semestre, parce que c’est en étant présent que l’on peser sur les décisions et représenter les électeurs qui m’ont fait confiance.

Par ailleurs, je tiens à rappeler que l’action de Jacques Kossowski a été déterminante sur deux sujets importants : la loi sur le service minimum dans les transports dont il était rapporteur, la question de l’emploi des plus de 50 ans. L’utilité d’un député se mesure aux résultats !

 

A quelles commissions souhaiteriez-vous participer ? 

Affaires culturelles et éducation, parce que cela me permettrait de faire des propositions dans au moins deux domaines que je connais bien, l’éducation et l’audiovisuel. Et je suis persuadé que l’un des enjeux majeurs du quinquennat à venir repose sur l’amélioration de notre système éducatif et de formation.

Affaires sociales sinon, car j’ai une expertise particulière sur les sujets de santé et de solidarité. Par ailleurs, je compte bien participer aux travaux de toutes les autres commissions, lorsqu’elles traiteront de sujets sur lesquels je peux apporter mon expérience et ma vision des choses.

 

Vous êtes déjà adjoint au Maire de Courbevoie, Conseiller régional. Est-ce compatible avec un mandat de député ? 

Non, ni dans la pratique, ni dans la loi ! La loi sur le cumul des mandats s’applique bien évidemment avec l’interdiction de tout mandat exécutif. Je suis par ailleurs favorable au non cumul dans le temps pour les parlementaires, à deux mandats. Par ailleurs, je juge que le mandat de député n’est pas compatible avec mon activité professionnelle de salarié, autant pour des raisons de temps que de potentiels conflits d’intérêts. Il me paraît normal de devancer la loi sur la moralisation de la vie publique – et même d’aller plus loin – en quittant mon travail si je suis élu.

 

Quel sera votre positionnement par rapport au Président ? Soutien, Opposition, ptet ben que oui, ptet ben que non ? 

Le pt’et ben qu’oui, pt’et ben que non, c’est en fait le rôle du Parlement par rapport à l’exécutif : des propositions, des idées nouvelles, des différences, du contrôle. N’avoir que des députés dont le rôle consiste à dire oui ou non, comme le chat dans les restaurants chinois, ça serait dangereux pour la démocratie. Après, j’ai toujours été clair, si une loi va dans le bon sens, je la voterai, si elle correspond à mes idées, je la voterai. Mais j’espère surtout pouvoir apporter des idées ! La pluralité intelligente au sein de l’Assemblée nationale, c’est peut-être ça le meilleur renouveau : du débat de qualité.

Plus précisément, quelles propositions du Président pourriez-vous être amené à soutenir ?

La baisse massive des charges

La refonte totale du RSI

La modernisation du droit du travail, si et seulement si on parvient à un équilibre entre flexibilité et sécurité pour le salarié, et si l’on traite de problèmes connexes (le retour à l’emploi et Pôle emploi, la question du contrat de travail et des difficultés pour emprunter et louer, etc…)

Les propositions actuelles en matière d’éducation – en les complétant

L’investissement massif dans la formation pour se préparer aux transitions écologique et numérique

La loi sur la moralisation de la vie publique

Certaines mesures qui concernent la santé et l’environnement (perturbateurs endocriniens, etc.)

A quelles propositions êtes-vous opposé ?

A la hausse de la CSG qui va toucher de manière injuste certaines populations

A la réforme de la taxe d’habitation qui dans sa version actuelle comporte beaucoup d’incertitudes

Sans compter les sujets sur lesquels il faut aller plus loin, des propositions encore peu nombreuses (sécurité, justice), des propositions de ma famille politique que je défendrais (allocation familiales, baisse d’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, justice notamment),  Et puis des propositions qui me sont propres, comme sur l’adaptation au coût de la vie, sur la prévention en matière de santé, sur la médecine scolaire, etc….

Quel est votre quartier préféré à Courbevoie ?

J’ai grandi à Courbevoie, à Bécon, un quartier que j’adore, et dans lequel je découvre toujours une nouvelle perspective étonnante vers La Défense, une maison d’architecture régionaliste que je n’avais jamais vue, un nouveau commerce. Je suis heureux de voir le changement du cœur de Ville auquel j’ai participé durant mon précédent mandat, avec le nouveau parvis de l’Abbé Pierre, et de voir le Faubourg de l’Arche s’animer de nombreuses manifestations et avec son marché. Cette campagne m’a aussi permis d’arpenter davantage certains quartiers, comme ceux du Nord de République à la frontière de La Garenne, un quartier très résidentiel avec des maisons étonnantes (des styles architecturaux très différents, des animaux sur les toits et façade).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *